Un vin authentiquement québécois

Et si les hybrideurs actuels réussissaient là où leurs prédécesseurs ont échoué il y a 130 ans, soit de produire un vin authentiquement québécois réunissant la rusticité de la vigne sauvage, la productivité des lignées américaines et la saveur des raisins français ! De quel bon vin nous pourrions nous enorgueillir d’avoir fabriqué bien avant les années 1950 !


Un vin authentiquement québécois – fabriqué entre 1860 et 1900 – rêve et réalité par Alain Ménard, historien – journaliste – auteur

Et si les hybrideurs actuels réussissaient là où leurs prédécesseurs ont échoué il y a 130 ans, soit de produire un vin authentiquement québécois réunissant la rusticité de la vigne sauvage, la productivité des lignées américaines et la saveur des raisins français ! De quel bon vin nous pourrions nous enorgueillir d’avoir fabriqué bien avant les années 1950 !

 

Pour découvrir quelques éléments d’une production viticole et vinicole locale, Justin de Courtenay sera notre guide. Né en Angleterre, devenu Suisse et émigrant au Québec, nous le suivrons dans sa folle aventure d’implanter une véritable industrie vinicole au Québec. Déçu du manque d’appui gouvernemental, il ira en Ontario où il s’associe à des vignerons de la région de Toronto et fondera sa compagnie.

 

Ensuite, nous visiterons : – la ferme des Sulpiciens en 1695 – le domaine des Lemoyne à l’île Sainte-Hélène en 1723 avec ses quatre arpents de vigne – les serres de vignes des riches marchands de Montréal durant les années 1850 avant d’entrer dans la période de tous les espoirs, celle de1860 à 1900.

 

Pendant ce temps, plusieurs tentatives d’adaptation des cépages américains seront entreprises dans notre région. William Mead Pattison de Clarenceville, est un homme d’affaires qui mérite de sortir de l’ombre. Fondateur associé d’une banque, d’une compagnie de chemin de fer et d’une école, il est vigneron à ses heures. Pendant plus de trente ans, il expérimente des centaines de cépages et collabore avec les plus grands pépiniéristes américains. Tous ses efforts permettent l’émergence en 1877 du Vignoble Beaconsfield qui a survécu quelques années et n’a pas eu de lendemain.

 

En arrière-scène, nous jetterons un coup d’oeil sur les réseaux commerciaux de vente de vins pendant les régimes français et anglais, et à partir de 1893, sur l’effet dévastateur de la libéralisation des échanges entre le Canada et la France sur la production locale.

Résidant de Saint-Paul-d’Abbotsford,

 

Alain Ménard est diplômé en Histoire de l‘Art et en Animation culturelle. Son champs de travail, de recherches et de compétence est l’agriculture de la région. Et depuis 2001, il se concentre sur l’histoire du cidre au Québec – 1525-2000. Comme journaliste, Alain Ménard a collaboré aux journaux La Terre de Chez-nous – L’informateur agricole – La Voix de L’Est. Il sera relationniste pour la Société d’agriculture de Rouville. Comme auteur, il publie en 1993, La Société d’Agriculture du comté de Rouville – son histoire et en 1994, Saint-Césaire – le collège aux neuf vies.

 

De la production du cidre et du vin, il vient nous entretenir en la bibliothèque de la Société d’histoire du Haut-Richelieu, sise au 203, rue Jacques-Cartier Nord à Saint-Jean sur-Richelieu, le mardi 26 octobre 2010 à 19 heures 30. Toute personne intéressée par le sujet est bienvenue.

Nicole Poulin, présidente

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