Histoire Rivard Nicolas 1620
















Rivard-Blazon

Nicolas Rivard
Ancêtre des Rivard d’Amérique

Par rapport au plus grand nombre de colons arrivés au XVIIe siècle en Nouvelle-France, les Rivard se trouvent historiquement privilégiés. Car on connaît maintenant jusqu’à Thamas Louche et Perrine Mercier, les arrière-grands-parents de Jeanne Mullard, mère de Nicolas et de Robert Rivard, deux pionniers de la Mauricie.

Par les Louche et les Mullard, les Rivard canadiens peuvent être fiers du fait qu’ils connaissent, du moins partiellement, un passé qui remonte dans le temps à près d’un demi-millénaire.Qui peut dire mieux, à part les familles issues de la grande noblesse?

Départ pour le Canada;

Le vendredi 6 mars 1648, Nicolas se présente en la maison du notaire Chouaiseau, qui rédige pour lui le contrat que voici: *Fut présent Nicolas Rivard demeurant à Toulouvre, lequel a volontairement promis et s’est obligé par corps et biens à et envers maître Noël Juchereau sieur des Chastellées demeurant pour lui Pierre Juchereau sieur des Moulineaux demeurant à Toulouvre ad ce présent, savoir est d’aller par ledit Rivard servir ledit Juchereau sieur des Chastellées audit pays de la Nouvelle-France autrement dit Canada pour le temps de trois ans à commencer du jour de l’embarquement qui se fera en cette année à la Rochelle et finissant au débarquement qui se fera au bout dudit temps en France de le nourrir pendant ledit temps et a été ce fait moyennant la somme de soixante et six livres tournois pour chacun an que ledit Juchereau a promis de payer ou faire payer par ledit maître Noël son frère audit Rivard par chacun an sur lequel somme celui Rivard a reconnu avoir reçu dudit Juchereau la somme de quinze livres tournois dont il se tient content.

Défenseur des colons…

Nicolas Rivard n’hésitait pas à se porter à la défense des faibles. Le 13 août 1663, on le voit porter plainte contre Michel Peltier de Laprade, le futur seigneur de Gentilly. Le vaillant capitaine de milice assumant pleinement son rôle, a trouvé chez Peltier un nommé Pierre Retoucq “étendu, sans parole”, après une violente querelle. Nicolas porte alors plainte contre l’assaillant et un tribunal composé de Pierre Boucher, Quentin Moral et Louis Laurent condamnera le défendeur à vingt livres d’amende.

“Nicolas Rivard, écrit madame Jeanne Patenaude, avait comme caractère propre, un attrait et des aptitudes, il faut dire, le portant à s’occuper de la chose publique: en maintes occasions, les Archives nous le présentent comme ayant pris l’initiative de défendre les intérêts communs des habitants du Cap ou de Batiscan, et les actes notariés ou les procès-verbaux s’expriment très souvent à peu près en ces termes: Nicolas Rivard, sieur de la Vigne, habitant du dit lieu, sachant lire et écrire agissant pour et au nom de tous les colons, se faisant leur procureur et défendeur, demande, etc… et les pétitions étaient adressées à l’Intendant, aux autorités civiles ou religieuses, etc…”

Marque d’une pitié singulière…

Au recensement de 1681,Nicolas a 60 ans et il demeure avec sa femme et ses dix enfants à Bastiscan. Il y exercera la fonction de capitaine de milice jusqu’en 1698,c’est à dire jusqu’à l’âge de 81 ans.En fait, il achève son voyage en ce bas monde.Le 1*juillet 1701,on le conduira à son dernier repos,au petit cimetière paroissial. Il était resté actif jusqu’à la fin.Sur son acte de décès, le curé inscrit qu’il a manifesté toutes les marques d’une pitié singulière. Catherine sa femme, lui survivra près de huit ans, étant aussi inhumée à Bastiscan le 28 juin 1709.
 Nicolas Rivard de La Vigne  et ses descendants les; :
                    Rivard,Dufresne,Préville,
                    Lacoursière,Lanouette,
                    Laglanderie-Beaucourt,
                    Bouin,Tessier
                    Lavigne & Pérusse

Nicolas Rivard et Catherine de Saint-Père ont été les parents de sept fils et trois filles;Nicolas (1654-1719), marié à Elisabeth Trotier, puis à Françoise Marien, veuve de Sébastien Grenat; Jeanne (1656-1698), marié à Charles Dutaut;Julien, sieur de la Glanderie (1657-1708), marié à Elisabeth Thunay;François, sieur de Lacoursière(1659-1726), marié à Madeleine Lepellée, puis à Geneviève Chêne dit Lagrave; Pierre, sieur de Lanouette(1661-1724), marié à Catherine Trotier; Madeleine (1663-1737), marié à Pierre de Lafond; Michel (1665-1687); Jean, sieur de Préville (1668-1731), marié à Geneviève Trotier; Catherine (1673-1703), marié à Alexis Marchand; Antoine, né en 1675, vivant encore en 1697, destinée inconnu.

Plusieurs surnoms;

Les descendants de Nicolas Rivard ont porté divers surnoms, ce qui complique quelque peu leur généalogie.L’ancêtre se faisait aussi appeler Lavigne, surnom qui est passé à de nombreuses famille ayant vécu sur la rive sud, face au comté de Champlain.

Julien le second fils de Nicolas, est à la tête de la branche des Laglanderie.Ce surnom à complètement disparu.Son fils Joseph a  épousé Elisabeth Thunay dit Dufresne.Les descendants de ce couple on conservé le surnom de leur mère; c’est ce qui explique la présence de nombreuses famille Dufresne en Mauricie.

Les Lacoursière descendent de Francois, le troisième fils de Nicolas.Les Lanouette (Pérusse)et Lavigne descendent principalement de Pierre, le quatrième fils. Les Préville nous viennent de Jean, le sixième fils.François le fils de Julien, a pris le surnom de Laglanderie-Beaucourt. A la quatrième génération, on retrouve même Jean-Baptiste Préville dit Gervais.

                                       Où vivent les Rivard?

Grande avaleuse de ressources humaines, la région montréalaise a attiré vers elle le plus grand nombre des descendants de l’ancêtre Nicolas. Il s’y trouve au moins 450 familles Rivard, 700 Lavigne, 650 Dufresne, 80 Lacoursière et autant de Lanouette, de même que plus de 50 Préville, et quelque Pérusse.Cependant, les Lavigne et les Dufresne peuvent appartenir à d’autre familles, notamment aux Tessier dit Lavigne, aux Bouin dit Dufresne et aux Pérusse. La Mauricie compte près de 300 familles Rivard, plus de 200 Dufresne, plus de 150 Lacoursière, près de 100 Lavigne et quelque Lanouette.Ces familles sont aussi passablement nombreuses dans la région de Québec.

Quel rapport entre Nicolas Rivard  et certains Pérusse?

—–Le 3 mars 1862 dans la paroisse de Sainte Anne-De-La-Pérade, Joseph-Alfred Lanouette fils majeur de Thiburce Lanouette, prit pour épouse Elise Boulard, fille majeur de Michel Boulard.

—–Le 11 janvier 1865 dans la paroisse de Sainte Anne-De-La-Pérade,le corps de Elise Boulard décède depuis deux jours , fût inhumé, âgée de 25ans, épouse de Alfred Lanouette,
journalier (non présent).

—–En 1865, Alfred Lanouette fils de Joseph-Alfred et de Élise Boulard, fût prit en charge par; sieur Edmond Pérusse et par Dorothée Chabot.

—–En 1881, le 1* octobre, (homologué le 4 octobre) sieur Edmond Pérusse conducteur demeurant dans la ville de Lévis, adopta légalement Alfred Lanouette demeurant dans la ville de Lévis, cartier Lauzon, fils mineur âgé de 19 ans, issu du mariage de feu dame Elise Boulard, et de Alfred Lanouette, journalier, demeurant dans un pays inconnu.Aux fin que le tuteur soit autorisé à donner son consentement au mariage du dit mineur vu qu’il rencontre un parti avantageux et à défaut de parents. Le dit mineur n’ayant pas de parents dans la province de Québec, qui lui sont connus.

—–Le 10 octobre 1881, Alfred (né Lanouette) Pérusse épousa Marie-Cécile Lacroix et de cette union a été baptisé;

le 23-10-1882,   Marie-Alfreda-Alexina Lanouette  dit Pérusse, décède le 28-07-1883
”  18-02-1884,   Joseph-Alfred-Jean  Pérusse,
”  11-02-1886,   Joseph-Léger-Edmond Lanouette dit Pérusse,
”  19-08-1887,   Théodore-Jean-Baptiste Lanouette dit Pérusse,
”  13-07-1889,   Joseph-Elzéar-Sifroi Lanouette  dit Pérusse,
”  14-06-1891,   Joseph-Urbain-Lucien Lanouette dit Pérusse, décède le 22-09-1893
”  07-08-1893,   Valère-Alphonse-Roméo-Eugène Lanouette dit Pérusse,
”  11-08-1895,   Joseph-Ernest-Lucien Lanouette  dit Pérusse,
”  21-03-1899,   Joseph-Alfred-Antonio Lanouette  dit Pérusse

La plus grande partis des Pérusses descendant de Nicolas Rivard demeure encore à Lévis là où Alfred  Lanouette, Pérusse fût adopté pour lui permettre de se marié puisqu’il était encore mineur.Car à cette époque l’âge de la majoration était de 21 ans.
 

Recherche complété par Hélène Pérusse le 24 avril 1998
Sources d’informations; La généalogie Canadien,
les registres paroissiaux et contrats de notaires.