Histoire Famille Thouin Roch (1643-)

THOUIN : PATRONYME D’UNE BELLE ET GRANDE FAMILLE PIONNIÈRE DE REPENTIGNY

Ce patronyme qui vient du nom latin « Antonius », nom de plusieurs saints, convient parfaitement à tous ces hommes et femmes courageux, entreprenants, fiers et dévoués, qui en ont assuré la pérennité. Antonius connut deux versions en France, soit Antoine avec ou sans « h ». Celles-ci se transformèrent en « Toin » sans « h » et en « Thoin » avec un « h », de même qu’en « Touin » sans « h » et « Thouin » avec un « h » qui furent les deux variantes utilisées en Nouvelle-France.

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FAMILLE THOUIN D’AMÉRIQUE

 

Texte lu a  l’occasion de la plantation d’un arbre en l’honneur du 400e de Québec

THOUIN : PATRONYME D’UNE BELLE ET GRANDE FAMILLE PIONNIÈRE DE REPENTIGNY

Ce patronyme qui vient du nom latin « Antonius », nom de plusieurs saints, convient parfaitement à tous ces hommes et femmes courageux, entreprenants, fiers et dévoués, qui en ont assuré la pérennité. Antonius connut deux versions en France, soit Antoine avec ou sans « h ». Celles-ci se transformèrent en « Toin » sans « h » et en « Thoin » avec un « h », de même qu’en « Touin » sans « h » et « Thouin » avec un « h » qui furent les deux variantes utilisées en Nouvelle-France.

L’ancêtre de tous les Thouin d’Amérique est Roch Thouin (ou Touin), fils d’Antoine et de Perrette Gagnon ou Gaignon de la paroisse de Notre-Dame de Saint-Martin-le-Gaillard, archevêché de Rouen, en Normandie (Seine-Maritime), né vers 1644. Il n’est pas impossible que Roch habitait à Québec lorsque Jean-Baptiste LeGardeur devint le seul propriétaire de la seigneurie de Repentigny en 1670 et qu’il fusse recruté par ce seigneur, qui habitait lui aussi à Québec à cette époque, pour venir travailler à la construction de la maison seigneuriale, ce qui ferait de Roch l’un des premiers défricheurs de Repentigny comme le pense Christian Roy. Chose certaine, cet ancêtre fut l’un des premiers censitaires de la Seigneurie de Repentigny avec notamment les Richeaume, Morisseau et Ratelle. Jean-Baptiste LeGardeur lui concéda la terre 106 où se trouvent aujourd’hui les rues Aqueduc, Fauteux etc.

Roch Thouin se maria à Boucherville le 17 novembre 1673 avec Denise Colin ou Collin, fille de Jacques et de Nicole Fontaine de St-Nicolas de Lagny-le-Sec, archevêché de Paris (Oise). De cette union naquirent trois filles et cinq garçons dont deux moururent en bas âge. La lignée était lancée. Roch est d’ailleurs décrit comme l’ancêtre d’une nombreuse postérité établie à Repentigny et un peu partout dans la région. Si vous êtes issus d’une vieille famille de Repentigny, vous allez assurément rencontrer dans votre arbre généalogique des Thouin, car ceux-ci s’allièrent par mariage notamment aux Beaudoin, Payette, Deschamps et Picard.

Jean-Baptiste, Germain et Roch continuèrent l’œuvre de leur père en ayant chacun sensiblement le même nombre d’enfants que ce dernier. Jean-Baptiste s’est marié à Repentigny le 5 novembre 1697 avec la dévouée servante de la famille seigneuriale, Marie Cadieux, fille de Jean et de Marie Valade. Germain épousa à Pointe-aux-Trembles le 26 janvier 1704, Marie-Madeleine Beaudoin, fille de Jean et de Charlotte Chauvin tandis que son frère Roch a uni sa destinée à Madeleine Février, fille de Christophe et de Claire-Françoise Gauthier, le 4 mars 1715 à Boucherville.

Les Thouin ont toujours porté un grand intérêt à la terre. Ils furent de grands propriétaires terriens non seulement à Repentigny mais également un peu partout dans le sud de Lanaudière. Leur ardeur au travail de la terre en a sûrement inspiré plus d’un et a contribué à l’essor de notre belle région. D’ailleurs, le « Petit village » a pris naissance peu après 1800 sur les terres 128 et 129 ayant appartenu à Germain et François Thouin, fils de Germain et petits-fils de Roch.

Évidemment, le rôle des Thouin dans notre communauté ne s’est pas limité à l’aspect matériel et économique. En effet, leur implication sociale a toujours été toute aussi importante. Roch Thouin a réalisé très vite que pour survivre et prospérer dans ce nouveau pays, il fallait se serrer les coudes et s’entraider. Cette conviction profonde s’est transmise de génération en génération. Combien de fois les premiers Thouin ont accepté d’être parrain et/ou marraine ou encore d’être témoin aux mariages et sépultures, même si cela entraînait, du moins au début de la seigneurie, des déplacements qui n’étaient pas de tout repos à Boucherville et par la suite à Pointe-aux-Trembles. Denise Colin, l’épouse de Roch, fut la marraine de Marie-Anne Dardaine ou Dardenne, fille de René et de Françoise Barbari, à son baptême le 22 décembre 1679, baptême qui constitue la première entrée pour la paroisse de Repentigny dans le registre commun de Repentigny, Lachenaie et l’Île Jésus.

Mais le rôle social des Thouin ne s’arrête pas là. Plusieurs membres de cette famille se sont activement impliqués dans les affaires de la Fabrique en tant que marguilliers. Même que lors de la construction de la troisième église de la Purification ordonnée en 1723 par l’intendant Michel Bigon, Jean-Baptiste Thouin, fils de Roch, fut choisi comme l’un des trois syndics chargés de la surveillance et de la bonne marche des travaux.

Sous le régime français, la fonction la plus importante et la plus prestigieuse à laquelle un citoyen pouvait accéder dans sa paroisse était capitaine de milice. Le capitaine de milice était le seul représentant du gouverneur, l’agent indispensable de l’intendant et le délégué du grand voyer. Ainsi, en plus de son rôle militaire, ce personnage remplissait le rôle d’un conseil municipal en plus d’agir comme syndic, notaire et juge. C’est pourquoi le capitaine de milice jouissait d’une considération générale dans la colonie. Bien sûr, quelques Thouin occupèrent ce poste dont le petit-fils de Roch, Jean-Baptiste Thouin à Repentigny à partir de 1755, lequel possédait à l’époque plus de 320 arpents de terre à Repentigny. Un siècle plus tard, le premier conseil municipal de Repentigny voyait le jour et Louis Thouin, marié à Marie-Charlotte Beaudoin fut alors élu conseiller. Par la suite, plusieurs Thouin occupèrent cette fonction et certains furent élus maire tels Louis Thouin, époux de Élizabeth Mazuret-Lapierre, en 1858 et 1860, Absalon Thouin en 1875 marié à Sophie-Alix Beaudoin et Joseph-Napoléon Thouin en 1899 marié à Henriette Deschamps.

À Repentigny, une rue immortalise ce patronyme. Une rue connue de tous à cause du Centre à Nous qui y est érigé. Heureuse coïncidence, ce bâtiment est tout à fait à l’image des Thouin car il abrite de nombreux organismes voués au mieux-être des membres de notre collectivité. À partir d’aujourd’hui, un chêne dans le « Petit village » nous rappellera l’importance de cette famille, sans oublier la fondation récente de l’Association des descendants de Roch Thouin d’Amérique Inc. dont un premier rassemblement est actuellement en préparation.

Les Thouin d’aujourd’hui peuvent être fiers de leur ancêtre Roch et de sa descendance. Vous faites partie d’une famille qui impose le respect et l’admiration dont l’engagement social ne s’est jamais démenti.

Une nouvelle de dernière heure : une monographie sur les Thouin sera dévoilée lors du premier rassemblement de ceux-ci. Celle-ci s’impose, tellement les réalisations de cette famille sont nombreuses et importantes.

Mario Lécuyer
Recherchiste
Centre régional d’archives de Lanaudière

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Second Article, Octobre 2009

Monument très spécial au cimetière de la vieille église sur la famille  et couple de Jean-Baptiste Thouin et son épouse Edwidge Ritchot.

Cette Dame Edwidge est la soeur de Monseigneur Ritchot qui fut un des contemporains et  compagnon de Louis Riel.

Ce couple est l’ancètre de la ligné des 3 principales familles de Repentigny, soit celle de Louis centre ville, d’Isaie a l’ouest , et de Thélesphore a l’est.

Une 4ei famille  celle de Ludger, s’établit dans la région plus au nord.

 

 

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